Lettre au Monde,

DISSOCIATION…


Terre mère et toutes tes richesses. Tes habitants, humains et animaux, végétaux et tout être vivant. Mes pensées se perdent dans tes chemins, mes rêves s’envolent au delà de leur réalité. Longtemps, ai-je pensé que la Vie n’était faite que de hasards plus ou moins chanceux, mais je te vois, Destin. Je te lis, je te suis.
Comment changer un Monde qui ne souhaite pas évoluer mais produire, comment apaiser des cœurs qui ne semblent pas vouloir avancer, pas plus que guérir.

Je te pense, Monde et t’imagine à ma manière, je te pense Monde, et te vois rythmer les douces mélodies des âmes esseulées, trop seules dans un monde d’individualités.


Je marche et je te sens. Je cours et je te vis. J’avance et te contemple.

Il n’y a pas si longtemps je me suis retrouvée au pieds de cette montagne, ta montagne, ton énergie, et me suis inclinée devant ta grandeur. Nul Homme ne saurait reproduire ton immensité et ta force.
Je t’écoute me susurrer, que nous, pauvres êtres, avons tort de penser que l’argent était père du pouvoir. Triste vie se désaltérant dans des abreuvoirs de luttes. De luttes insensées. De luttes perpétuelles.  Tu me dis, que la seule force qui existe est celle qui ne se possède pas, mais qui réside pourtant en chaque représentant de la vie.
Alors je pleure, lorsque j’arpente les rues et que je constate que nous, tes enfants, ne regardons plus le ciel mais seulement des bouts de papiers collés à des bouts de bétons. Des bouts d’inconscience collés à des gravas d’ignorance. Je souffre de voir l’ego égratigné de mes proches et je sombre en écoutant le mien. Je suis lasse, de sentir notre méfiance envers toi, Monde. Nos lumières sont devenues ternes et nos énergies fades. Je lis les décisions prises dans la peur, et les sentences de la fureur. Tant de schèmes de pensées et de comportements conditionnés et ego-centrés qui s’entrechoquent et ne choquent plus personnes. J’aimerais en être éloigné et me dégoûte d’y être affilié. Les hommes sentent pourtant, que toutes ces frustrations et dépendances ne sont que le fruit d’un monde malade.

Devant cette montagne, j’ai prié, pour que tu guides mon âme à ne plus se fourvoyer. J’ai imploré la seule puissance qui existe, celle du cœur, celle du vrai. et je lui ai demandé pardon, pour l’humanité. Pour cette collections d’êtres assoiffés de violence et de cupidité. Je me suis dit que nous n’étions rien comparé à ta grandeur.
Une brise me caresse d’abord la joue, puis un vent glacial me brûle le corps: une gifle de conscience, nous se sommes pas rien, nous appartenons au Tout. Alors, je m’assieds sur ce monde de Jugement et revêtis les yeux de la miséricorde.


“N’oublie pas, la sagesse n’a pas d’âge, ni de genre. La sagesse n’a pas de religion ni d’opinion. La sagesse est amour et bienveillance.”

Partout autour de moi, je rependrais alors ton parfum, pureté et délicatesse. L’innocence n’est pas l’ignorance ni la stupidité, elle est l’élégance de l’intelligence du cœur.

…RECONNEXION

Photo: La poésie a-t-elle toujours besoin de mots?

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